Microsoft ralentit l'innovation
Toutes les discussions sur les brevets logiciels tournent justement autour de ce ralentissement de l'innovation. Un brevet, et par extension une licence, peut-il ralentir l'innovation ? Jack Messman (le PDG de Novell qui a racheté SuSE, une distribution Linux) le formule ainsi [1] : "L'innovation a été ralentie par Microsoft. Il a fait main basse sur 60 milliards de dollars qui auraient pu être dépensés en innovation".
Cela me fait penser de suite à cette étude qui montre la présence de 16% de Windows 95 (oui, 95) sur les postes de travail. Donc, non seulement on paye une licence peut-être inutile (si l'on utilise un logiciel libre à la place du logiciel commercial), certainement surpayée (il suffit de faire faire une étude à Unilog pour avoir une remise de 60%), mais en plus Microsoft voudrait nous faire payer pour des mises à jour non effectuées : la software assurance est justifiée par la mise à disposition des mises à jour.
Avec 5 failles découvertes en 20 jours, 229 programmes perturbés et 48 programmes qui plantent (statistiques initiales du service pack 2 de Windows XP), on peut d'ailleurs se passer de ces mises à jour.
Dans le même temps on apprend que McAfee vient de déposer un brevet pour une [2] "solution de blocage du courrier électronique qui utilise une combinaison de techniques incluant filtres, analyse de texte et règles bayésiennes". Et ses concurrents ont fait la même chose !
Le risque est donc élevé de se retrouver dans une situation assez particulière. Spamassassin, donné grand vainqueur devant une dizaine d'autres antispam, tomberait sous le coup de ces brevets. Un logiciel libre, reconnu "officiellement" fonctionnellement meilleur, devrait céder la place à des produits moins bons et plus chers. Et ceci pour des raisons juridiques assez discutables.
[1] http://news.zdnet.com/2100-3513_22-138345.html
[2] http://www.01net.com/article/251693.html



