Mort annoncée d'un logiciel libre
J'aimerais prendre le contre-pied de cette période festive pour explorer le pire des cauchemars d'un responsable informatique : l'éditeur du logiciel que vous avez personnellement choisi vient de mettre la clef sous la porte. Comment cette situation se traduit-elle avec les logiciels libres ?
Prenons un exemple : l'auteur du logiciel Speak Freely [1] arrête en ce moment tout développement sur ce programme et supprime le site internet dédié.
Première différence : avec un logiciel commercial vous êtes averti par voie de presse de la liquidation judiciaire de l'éditeur sans beaucoup de détails. Ici l'auteur explique clairement les raisons de l'arrêt. Vous pouvez ainsi déterminer en connaissance de cause si vous aussi devez retirer ou non le programme de votre système.
Deuxième différence : le logiciel a été mis par son auteur dans le domaine public. Il reste donc librement utilisable et surtout duplicable pour de nouveaux utilisateurs.
Troisième différence : en dehors de l'auteur, plusieurs personnes s'occupent toujours du projet et des évolutions futures peuvent être envisagées. Vous pouvez d'ailleurs participer vous-même à son évolution (ou recourir à un prestataire pour le faire).
Vous l'avez compris, la mort d'un logiciel libre est beaucoup moins définitive et douloureuse que celle d'un logiciel commercial.



