brevets logiciels

Dans le monde actuel le concept de "guerre économique" semble une chose acquise. L'usage courant de mots guerriers tels que "conquérir" des parts de marché, l'intérêt soutenu pour Sun Tzu et son livre (excellent par ailleurs) "L'art de la guerre", tout semble confirmer cela. Qu'en est-il dans le logiciel libre ?

Cela faisait longtemps que je n'en avait pas parlé et je suis sûr que vous vous demandiez tous quels nouveaux rebondissements allaient apparaître. En voici un relevant comme d'habitude de la série incroyable mais vrai.

Et voilà, c'est fait : Microsoft est devenu un spécialiste des logiciels libres ! Microsoft s'est en effet engagé à assurer maintenance, support technique et marketing de la distribution Suse Linux Enterprise Server.

Symantec attaque Microsoft et Creative attaque Apple [1][2]. Avec ces deux affaires on s'aperçoit que les brevets logiciels ne sont pas à craindre seulement par les petits.

Ceci n'est pas un FUD, vous devez, depuis fin janvier, mettre à jour votre système Microsoft. Ou du moins votre suite Office [1]. Il est donc temps de donner un acronyme (c'est à la mode) à ces mises à jour forcées. MFU = Microsoft Forced Update me semble bien.

En discutant avec un ami qui travaille dans la propriété intellectuelle, j'ai découvert qu'il existe une procédure d'opposition aux brevets. Je le cite :
"Cette opposition est formée par toute personne qui considère qu'un brevet est un abus pendant les 9 mois qui suivent la délivrance du brevet. L'opposant apporte alors à l'OEB des compléments (antériorités et commentaires). L'OEB met en place une procédure d'opposition au cours de laquelle la validité du brevet est entièrement revue. A l'issue, le brevet est révoqué, maintenu ou maintenu modifié (portée réduite). Cette procédure est plus simple qu'un vrai procès."

Je parlais dans l'article "Tout sur les brevets logiciels" de "pratique "illégale" de l'Office Européen des Brevets (OEB) et je voudrais revenir sur cette "illégalité".

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